Femmes et filles en science
Le LAPP est engagé dans la communication sur les différents métiers exercés dans le cadre de ses activités, et plus particulièrement envers les jeunes filles qui sont moins nombreuses à choisir des études scientifiques ou techniques. Une dizaine de femmes du LAPP participe annuellement à l’événement « Femmes et filles de science et technologie » organisé conjointement avec le CERN, l’UniGe, l’EPFL et le LAPP. Elles interviennent dans des classes pour présenter leur métier à des élèves de 7 à 15 ans, avec une attention particulière à montrer que les métiers du LAPP sont accessibles aux filles.
L’objectif est de transformer la perception des métiers scientifiques, techniques et technologiques chez les élèves afin de les rendre accessibles à tous.
Chaque année, la journée internationale des Femmes & filles de science a lieu le 11 février.
Un peu d'histoire
Dans le monde entier, il existe depuis des années un écart important entre les sexes dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STIM). Bien que les femmes aient réalisé d’immenses progrès quant à leur participation dans l’éducation supérieure, elles restent sous-représentées dans ces catégories scientifiques.
L’égalité des sexes a toujours été une question majeure pour les Nations Unies. L’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes et des filles sont cruciales non seulement pour le développement économique du monde, mais aussi dans la réalisation de tous les objectifs et des cibles du Programme de développement durable à l’horizon 2030.
Le 14 mars 2011, la Commission de la condition de la femme a adopté, au cours de sa 55e session, les conclusions d’un rapport sur l’accès et la participation des femmes et des filles dans l’éducation, la formation, les sciences et la technologie et sur la promotion d’un accès égal à l’emploi à temps plein et à un travail décent. Le 20 décembre 2013, l’Assemblée générale a adopté une résolution sur la science, la technologie et l’innovation au service du développement, dans laquelle elle « considère qu’il est impératif de donner aux femmes de tous âges les moyens d’accéder et de participer pleinement, sur un pied d’égalité, aux activités scientifiques et techniques et à l’innovation pour assurer l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ».
Quelques témoignages de scientifiques
J’ai toujours été étonnée par le faible nombre de filles choisissant les parcours scientifiques (durant mes études de physique après le bac, nous étions toujours moins de 10% de fille). J’ai compris récemment que c’est le manque de modèle féminin en sciences qui démotivait les filles à suivre cette voie. C’est pour cela que je trouve très important de montrer que des femmes peuvent effectuer un travail scientifique de pointe, tout en ayant une vie de famille par ailleurs. Lors de mes interventions dans les classes de primaire et collège de la région, j’insiste sur ce point, ce qui amène à des discussions sur les inégalités homme/femme. Je décris également les études et la journée typique d’une chercheuse afin de leur donner envie de suivre ce parcours et les élèves posent généralement beaucoup de questions sur mes sujets de recherche.
J’ai récemment renoué avec ma volonté d’intervenir auprès des jeunes, et notamment des jeunes filles quand j’ai aperçu au LAPP un groupe de stagiaires de 3e exclusivement masculin. J’ai pris conscience que j’avais un rôle à jouer pour encourager les filles à choisir des voies scientifiques. Lorsque j’interviens en classe (mixte), je présente mon métier et j’amène un objet de détecteur à faire circuler pour rendre la présentation plus concrète. Je choisis des femmes pour illustrer mes exemples. La plupart du temps, les enseignants ont effectué un travail de préparation en amont et les questions des élèves concernent les études, le parcours et les inégalités hommes-femmes.

